Mario Monti pourrait être nommé de manière imminente président du conseil italien en remplacement de l'inoxydable Berlusconi. C'est une excellente nouvelle pour l'Italie mais aussi pour l'Europe. J'ai eu la chance de cotoyer Monti à plusieurs reprises et notamment en 2009-2010 dans le cadre du groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe au Conseil européen.
L'homme est attentif. L'ancien commissaire européen à la concurrence a mis de l'eau dans son vin et plaide depuis 2 ans pour un new deal européen remettant au coeur du porjet européen le social, ce qui n'est pas un mince changement d'attitude chez celui qu'on a connu comme inflexible commissaire européen à la concurrence.
Intelligent, honnête, fin, il sait également être à l'écoute et discret, n'intervenant que quand cela est utile et qu'il a une valeur ajoutée à apporter. En cela, c'est l'anti-berlusconien par définition.
Surtout dans les débats sur le gouvernement économique et la nécessaire régulation financière européenne, c'était au sein du groupe de réflexion un des plus ouverts et cela bien avant la crise des dettes souveraines et de la Grèce.
La mission de piloter l'Italie n'en reste pas moins très difficile dans cette période de secousses durables. Souhaitons donc bonne chance à celui qui pourrait être dans quelques heures le prochain premier ministre italien.
soulignons enfin que c'est un bon connaisseur de la France, francophone parfait, qui connaît l'ensemble des dirigeants français dont le président Nicolas Sarkozy et le candidat François Hollande, ce qui devrait permettre de renforcer les liens entre Paris et Rome.
Sa nomination est donc une triple bonne nouvelle : pour les Italiens, les Français et les Européens.

Les commentaires récents