Qui sera le premier président stable de l’Union européenne prévu par le traité de Lisbonne ? Depuis que le vote irlandais est acquis, c’est la question qui est désormais au cœur des discussions des chancelleries des 27 Etats membres. Et si la Pologne et la République tchèque doivent encore signer le traité, nul ne doute que les nouvelles institutions entreront en vigueur dans l’année qui vient. Le président polonais s’apprête à signer le texte tandis que le gouvernement tchèque vient de renouveler son engagement à ratifier « Lisbonne » d’ici la fin de l’année. Il faut dire que l’enjeu est important.
Celui ou celle qui sera désigné premier président stable de l’Union par le vote des chefs d’Etat et de gouvernement incarnera, aux yeux du monde, la puissance européenne avec son demi-milliard d’habitants. Président du Conseil européen qui rassemble les 27 chefs d’Etat et de gouvernement et qui décide de fait des priorités politiques de l’Union, il aura un rôle d’impulsion majeur. Enfin et surtout il sera l’incarnation des intérêts communs des Européens qui ne peuvent se résumer à la simple juxtaposition des intérêts nationaux. Son choix est donc déterminant pour l’avenir du continent. La mission est exaltante.
Paradoxalement, peu de candidats se sont officiellement déclarés. Et aujourd’hui un seul homme mène une campagne active et déterminée, Tony Blair si bien que beaucoup parient sur sa nomination. Mais peut-on choisir le futur président de l’Europe en catimini dans le secret du Conseil européen sans un débat démocratique et ouvert, sans au moins une audition publique qui permette aux candidats de présenter leur vision de leur mandat européen ? Et peut-on se limiter à un seul candidat déclaré fût-ce le très charismatique Tony Blair, ressortissant d’un pays eurosceptique qui plus est non membre de la zone euro ? Il y a d’autres candidats potentiels qui ont les qualités nécessaires, la capacité de négociation, l’engagement européen comme par exemple Felipe Gonzalez, le président du groupe des sages, ou encore le premier ministre Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Mais encore faut-il qu’ils aient le désir mais aussi le courage de se déclarer plutôt que d’espérer qu’on vienne les chercher !

Je ne pense pas que Blair sera désigné, ce n'est pas un mauvais candidat dans l'absolu mais sa position lors de la guerre en Irak, et la position à la marge des certaines grandes politiques européennes de son pays, pose en effet problème pour celui ou celle qui de facto devra incarner l'Europe dans sa globalité et pour l'ensemble de ses politiques
Rédigé par: Guillaume | 03 novembre 2009 à 09:37
Comment peux t-on soutenir la candidature de Monsieur Tony Blair??!!
Certes c'est un brillant homme politique, mais il n'a rien avoir dans l'Union Européenne.
Il est anglais, et à ce que je sache l'angleterre ne fait pas parti de l'Union Européenne!!
Chaque chose à sa place....
Dr Ludovic Zanker
Diplomate Honoraires RFA en France
Rédigé par: Dr Ludovic Zanker | 28 octobre 2009 à 11:54
SIGNEZ LA PETITION: www.stopblair.eu
Rédigé par: TonyGer | 15 octobre 2009 à 13:38
on parle de plus en plus de Lipponen comme président, qui est-ce ?
Rédigé par: Esteban | 13 octobre 2009 à 13:27
J'ai aimé vus écouter sur Europe 1 dans la matinale ce matin . Votre adversaire était vraiement de mauvaise foi sur le vote irlandais
Rédigé par: Susanne WX | 10 octobre 2009 à 13:06
Je sors du dîner organisé par les Amis de l'Europe à Bruxelles où une "votation" a été organisée. Blair sort vainqueur suivi de Juncker suivi de Gonzales et loin derrière Lipponen et Balkenende.
Guillaume
Rédigé par: Guillaume Klossa | 09 octobre 2009 à 21:25
Je suis completement d'accord avec Guillaume sur la necessite un débat démocratique et ouvert, pour presenter aux citoyens europeens les idees e la vsion politique à la base des differentes candidatures (s'il y avait differentes et transparentes candidatures). Je crois que nous profondément europeens devrions lancer un appel dans chaque pays pour reclamer au moins un'audition publique ou quelque formes de debat politique, avant la designation, devant minimum au Parliement europeen. Emilio (Italia)
Rédigé par: Emilio | 09 octobre 2009 à 14:39
Je viens de lire le papier BENELUX que vous mentionnez, votre analyse me semble assez proche sur les critères pour le président du Conseil mais cela exclue-t-il vraiment Tony Blair ?
Rédigé par: Fanvie | 07 octobre 2009 à 17:34
Pourriez-vous un peu développer les candidats possibles également pour le poste de président et de haut représentant ?
Merci
Rédigé par: Fanvie | 07 octobre 2009 à 17:24
Les Bénéluxiens se réveillent dans le sens de votre poste, avez-vous vu leur mémorandum ?
Rédigé par: Seb | 07 octobre 2009 à 16:16
Je ne crois pas vraiment dans la théorie du "rôle d'impulsion" du future Président ; si rebond il y a, il viendra plutôt d'un renouveau du couple franco-allemand avec l'accord d'autres grands pays et le Bénélux qui fait prendre la mayonnaise.
Rédigé par: La Règle du Je | 07 octobre 2009 à 11:55
Et pourquoi pas un français, n'a-ton pas parlé de Fillon ou Juppé un moment ?
Rédigé par: Susanne WX | 07 octobre 2009 à 00:01