Une après une, les journaux annoncent comme inélectutable une très forte abstention aux prochaines élections européennes. Les politiques appellent, très tardivement, à la mobilisation. Pourtant, il est peu probable que nos concitoyens se mobilisent pour aller aux urnes faute de motivation, mais pas faute de sentiment européen comme le montre la dernière étude de la fondation pour l'innovation politique. Le sentiment européen reste majoritaire et il est le plus large chez les jeunes générations. Justement ces dernières ne se reconnaissent pas ni dans la campagne européenne telle qu'elle est menée ni dans des candidats qui sont dans l'ensemble peu européens.
Les études, notamment les eurobaromètres, le montrent, les citoyens souhaitent des candidats ayant des parcours européens et des compétences européennes avérées. Mais les choix faits par les partis sont en général à l'opposé; pour certains, c'est l'expérience locale qui prime, pour d'autres, se sont les équilibres internes. On ne s'étonnera pas dans ces conditions que le débat porte sur un ou pour contre le pouvoir en place au dépens d'un débat de fond sur ce que devraient être les futures politiques de l'Union.
Dernier sujet, l'enjeu sensible, direct, visible de ces élections n'est pas clair. Il devrait être la désignation du président de la Commission mais les partis européens, qui ne sont pas vraiment des partis, ne jouent pas le jeu en refusant de désigner clairement des candidats au poste de président de la Commission.
Alors pourquoi se mobiliser ? Parce que ce Parlement est un vrai lieu d'influence et de débat, qu'il rayonne dans le monde, qu'il aura à statuer sur des enjeux majeurs pour notre avenir, modèle de développement environnemental pour les Européens, nouvelles régulations financières, repostionnement de la politique agricole européenne, démocratisaiton de la mobilité pour tous les jeunes en Europe, mise en oeuvre de la politique étrangère européenne...

Les commentaires récents